Games Connection
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.

Games Connection


 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

 [Les Tests de l'Inquisition] ... PopoloCrois (PSP) ...

Aller en bas 
AuteurMessage
Dark Inq
Invité



[Les Tests de l'Inquisition] ... PopoloCrois (PSP) ... Empty
MessageSujet: [Les Tests de l'Inquisition] ... PopoloCrois (PSP) ...   [Les Tests de l'Inquisition] ... PopoloCrois (PSP) ... EmptyVen 2 Juin - 23:04

[Les Tests de l'Inquisition] ... PopoloCrois (PSP) ... PopoloCrois


Avant même que la Wii n’arrive chez nous avec son côté rétrogaming affirmé, la PSP est en passe de devenir LA console des rééditions en masse, notamment en matière de RPG puisque après Tales of Eternia et Breath of Fire 3, et avant Valkyrie Profile Lenneth, voici qu’arrive PopoloCrois, un RPG relativement inconnu chez nous et sorti en 1996 au Japon. Pour le petite anecdote, ce jeu avait été considéré à l’époque comme le meilleur RPG existant, par les japonaises tombées sous le charme de ses graphismes tout mignons tout plein et depuis, quatre épisodes se sont succédés dont les deux premiers se trouvent compilés dans ce remake PSP. Mais 10 ans c’est long mine de rien, et nombre de jeux sortis à cette époque auraient du mal à trouver leur public de nos jours de part leur côté old school souvent rébarbatif. Le tout étant de savoir si PopoloCrois se situe dans la bonne tranche ludique, celle qui traverse les âges sans broncher, ou s’il arrive quelques années trop tard.

[Les Tests de l'Inquisition] ... PopoloCrois (PSP) ... POPO01


Dessine-moi un mouton

Doté d’un scénario simpliste, pour ne pas dire plat, l’histoire du premier épisode nous ramène 10 ans en arrière, alors qu’un vilain démon de glace vient jouer les trouble-fête à Popolocrois, aidé par 4 sorciers de son cru. Alors que la situation semble assez désespérée, la Reine se transforme en dragon blanc et part combattre le démon. Au terme d’un affrontement de plusieurs jours, ce dernier est vaincu et renvoyé au royaume des ténèbres, mais il emporte avec lui l’âme de la reine. Pas de chance pour cette noble dame qui avait donné naissance à un fils dénommé Pietro quelques jours avant le combat. C’est ce fils que nous incarnons alors qu’il fête ses 10 ans et que son père lui montre le corps de sa mère, toujours vivante mais plongée dans un sommeil profond depuis tout ce temps. Le petit prince à qui on avait fait croire qu’elle était morte pour ne pas le brusquer se met alors en tête d’aller chercher l’âme de sa mère dans le royaume des ténèbres, quoiqu’il arrive, et quels que soient les obstacles qu’il rencontrera. Une histoire toute mimi, qui a le mérite de ne pas nous refaire le coup du héros amnésique destiné à sauver le monde sans trop savoir pourquoi.

Aucune surprise non plus du côté du jeu puisque cette adaptation respecte à un détail près les versions sorties jadis. Seule une fonction de sauvegarde à la volée permet d’arrêter sa partie où l’on veut, et ainsi la reprendre au même endroit par la suite. Une évolution appréciable qui répond à l’utilisation logique que l’on a d’une console portable. Tout le reste suit le schéma habituel du groupe de héros aux caractéristiques qui évoluent en montant de niveau, du héros accompagné d’une magicienne, d’un bourrin et de divers compagnons qu’il rencontrera lors de son aventure. Les déplacements se font dans des décors en vue de perspective et on apprécie le fait que les monstres ne pullulent pas là où il y a de la vie, la frontière entre les zones habitables et celles dangereuses étant subtile mais concrète. Comme toujours on alterne les phases d’exploration en ville, puis des combats à raison d’environ un toutes les trois secondes (une horreur), mais qui ne sont globalement pas trop difficiles et ne devraient pas poser de problèmes aux habitués du genre même si quelques pics de difficulté feront leur apparition au cours de l’aventure.

On pourrait presque dire que les affrontements se révèlent un brin stratégiques, puisqu’ils gèrent les positions des personnages sur une grille qui vient s’afficher quand vient notre tour. A l’instar de Breath of Fire III, on se bat dans la même zone où l’on se déplace qui devient pour le coup une arène où le décor a son importance. Une fois les ennemis affichés, une sorte de barre ATB à la Final Fantasy nous indique à quel moment attaquent nos personnages. Le choix est ensuite des plus simple. Soit on se déplace pour attaquer, soit on lance une attaque spéciale (avec généralement l’impossibilité de se déplacer), soit on utilise un objet, soit on passe son tour pour se concentrer (indispensable contre les boss). Enfin, on peut choisir un comportement d’action automatique pour les autres personnages, à l’instar de Dragon Quest VIII, ce qui implique que si on ne veut pas prendre part au combats, on peut très bien laisser la console se débrouiller toute seule, cette dernière y arrivant plutôt bien en général, contre les ennemis de même niveau ou plus faible. Evitez néanmoins d’utiliser cette option contre un boss, vous risqueriez d’avoir des surprises, le mode automatique ne gérant pas les objets et très mal le soin des coéquipiers. Comme en plus on ne peut pas le désactiver une fois un combat lancé, c’est souvent la mort assurée pour votre équipe qui repartira du dernier lieu de repos qu’elle a croisé.

[Les Tests de l'Inquisition] ... PopoloCrois (PSP) ... POPO02


Le Champomy du RPG

De part son âge, PopoloCrois est logiquement un jeu dont les graphismes ne risquent pas de secouer votre PSP. Corrects sans être exceptionnels, ils relèvent surtout d’un choix esthétique proche des BD et contes pour enfants, et il va sans dire que beaucoup trouveront le résultat exécrable s’ils n’ont pas la sensibilité artistique qui va avec. Mais on comprend facilement pourquoi le jeu a rencontré un franc succès auprès des japonaises. Les musiques sont gentillettes, l’ambiance est colorée et sans violence, et les dialogues relativement niais tout comme l’histoire qui se permet quelques raccourcis et facilités par forcément évidente à laisser passer quand on a un certain âge. Mais il faut bien garder en tête que le jeu s’adresse en priorité à un public qui n’a pas la trentaine et même si on ne voit pas forcément d’un bon œil le fait de laisser sa PSP à ses enfants en bas âge, force est de constater que le jeu se destine en priorité à eux, et non aux parents. Les petites cinématiques en forme de dessins animés ou d’illustrations ne feront pas mentir ce constat.

Et cela est d’autant plus vrai que la durée de vie pourra faire tiquer les puristes adeptes des dizaines d’heures de jeu et des sous quêtes à rallonge. PopoloCrois se contente en effet du strict minimum avec une histoire relativement linéaire, des objectifs qui ne laissent pas la possibilité d’aller où bon nous semble, et parfois une facilité certaine pour rallonger les déplacements avec l’obligation souvent de retraverser plusieurs fois les mêmes lieux à pieds (un moyen de transport aérien arrivant tout à la fin, et donc très tard) pour aller chercher un objet, puis revenir en arrière, puis y retourner pour parler à machin, puis revenir à l’autre bout de la carte, ainsi de suite. Quand on sait que l’on fait le tour de cette version PSP en une trentaine d’heures, on comprend mieux la volonté d’avoir réuni les deux premiers épisodes en un seul jeu. Si vous pensez qu’à cet égard PopoloCrois est une arnaque, vous vous rendrez vite compte que contrairement à beaucoup de jeux, il n’est pas nécessaire de leveler, et donc de tourner en rond dans la même zone pendant des heures. Il suffit en effet d’aller à l’essentiel, et les combats étant relativement nombreux en chemin, on a toujours le niveau suffisant pour continuer l’aventure sans s’arrêter. Une bonne chose en somme.

Pour le reste, les reproches classiques liées à la PSP ne manquent pas, avec des chargements souvent inutilement présent ou longs, comme lorsque l’on souhaite afficher la carte du monde (qui n’est pas des plus pratique d’ailleurs), accéder aux menus ou pire encore, dès lors que l’on lance une attaque spéciale pendant un combat. On déplore également le manque de précision et la lourdeur des déplacements sur la grille de combat qui est tout aussi pénible à la croix directionnelle qu’au joystick. Enfin, contre toute attente, mais c’est malheureusement une constante dans les rééditions de vieux jeux sur PSP, PopoloCrois connaît ses moments de faiblesse avec de sérieux ralentissements, et ce à plusieurs endroits du jeu où l’on n’a pourtant l’impression qu’il y ait matière à faire souffrir une telle console. Toujours étonnant quand on tombe sur ces coups de fatigue, on ne peut que déplorer le manque d’implication des éditeurs qui ne prennent pas le temps d’améliorer leurs jeux et nous offrent des versions à peine remaniées, ni de les traduire comme c’est une fois encore le cas ici. Non décidemment, pour jouer aux RPG sur PSP, il faut lire l’anglais.

[Les Tests de l'Inquisition] ... PopoloCrois (PSP) ... POPO03


Si Perrault m’était conté

Véritable RPG pour joueurs qui ne cherchent pas à se prendre le chou plus que de raison, PopoloCrois est un jeu qui saura satisfaire un public plus important qu’il n’y parait, et notamment les plus jeunes ou ces dames et demoiselles. Avec ses graphismes très stylés BD pour enfants, avec son univers vivant et son gameplay simple et accessible, on comprend mieux l’impacte qu’a eu ce jeu dix ans auparavant au Japon. Dommage de voir qu’il aura fallut attendre autant de temps pour qu’une conversion voit le jour sur PSP et touche enfin notre continent, le résultat étant alors en demi-teinte puisque n’ayant bénéficié que d’une maigre amélioration, et oubliant surtout de corriger les quelques lourdes lacunes du jeu. A ne pas rater toutefois si l’on cherche matière à nourrir la PSP et que l’on cherche un RPG dans lequel il n’est pas nécessaire d’investir un temps de jeu astronomique.
Revenir en haut Aller en bas
 
[Les Tests de l'Inquisition] ... PopoloCrois (PSP) ...
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Games Connection :: L'UNIVERS DES JEUX VIDEO :: CONCOURS DES MEILLEURS TESTS-
Sauter vers: